Conclusion

L’opéra s’inscrit dans une politique de démocratisation, car les institutions culturelles ont fourni des efforts conséquents. Cependant, nous ne pouvons pas parler de vulgarisation de l’opéra, car elle n’a pas eu lieu. Les politiques mises en œuvres n’ont pas été assez efficaces pour permettre à l’opéra de s’ouvrir à un plus grand nombre. Toutes les initiatives prises sont importantes car même si elles n’amènent pas un public nouveau sur le court terme, les populations « éloignées de la culture » sont amenées à mieux connaître cet art et sont alors plus susceptibles, dans le futur, d’assister peut être, à des représentations.

Ce travail a eu pour but de constater les politiques de démocratisation des institutions lyriques, accompagnées de leurs conséquences et de leurs limites. L’opéra a faiblement évolué. Ses mutations ont été notamment politiques et administratives. L’entreprise moderne, par les diverses formes de promotions des opéras, a contribué à leur faible démocratisation. Le « marketing a ajusté la grille des tarifs aux attentes du public qui, par une stratégie adaptée, fit passer le double message d’un opéra accessible financièrement et intellectuellement ». Le facteur économique est dorénavant pris en compte, mais on peut se demander si ce facteur n’a pas, en vérité permis aux théâtres lyriques de subsister.

Il est certain, pour l’avenir, qu’aucune politique ne se passera d’une stratégie économique cohérente. Mais le plus grave, et le plus essentiel est que somme toute, si la fréquentation s’élargit et les pratiques et « consommations » de l’art lyrique se diversifient, les compositions « socio- économique » et « socio-culturelle » du public de l’opéra restent, aussi bien en province qu’à Paris, globalement inchangées.

Les différentes et nombreuses tentatives de démocratisation de l’opéra en France ont eu des effets réels très limités. Que pouvons-nous tenter ou espérer à l’avenir, pour remédier à cet état de fait ?

Ce TPE a été réalisé par Valentine CAREL, Alice DUFAIT, Aliénor LUQUET et Talya NODARIAN