« Opéra. Pièce représentant la vie d’un autre monde, dont les habitants n’ont pas de discours mais des chansons, pas de mouvements mais des gestes, pas de postures, mais des attitudes. » - Ambrose Bierce
L’Opéra nait au XVIIème siècles à Florence pour se diffuser dans toute l’Europe et notamment en France. Depuis ses débuts, cet art est considéré comme élitiste et sa fréquentation diminue au fil du temps. L’Opéra est régi par des codes spécifiques auxquels beaucoup de personnes n’ont pas accès. Ce n’est qu’en 1959 que de réelles mesures ont été mises en place afin d’ouvrir cet art à un public plus large. Dès lors, de nombreuses politiques ont été appliquées, à commencer par les baisses tarifaires mais les maisons d’Opéra se sont rapidement rendues compte que les prix n’étaient pas le seul problème. En effet, le goût de cet art si particulier s’estompe avec les nouvelles générations. C’est pour cela qu’aujourd’hui les institutions lyriques avec l’aide de l’État tentent de le démocratiser c’est à dire, le rendre accessible à toutes les classes sociales en le mettant à la portée de tous.
Alors qu’en est il de la démocratisation de l’opéra ? En quoi s’inscrit-il dans une démarche de démocratisation culturelle et en quoi celle-ci s’est elle, ou non, véritablement effectuée ? Nous verrons en premier lieu la dimension historique de cette question pour examiner ensuite, au-delà de la politique tarifaire, comment s’est traduite une vrai volonté de démocratisation. Néanmoins, nous dresserons le bilan de cette tentative et en cerneront les limites.
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